Création du Pôle Grenoble Cognition

Le Pôle Grenoble Cognition a été créé en 2010 sous forme d'une Structure Fédérative de Recherche (FR 3381) qui est soutenue par le CNRS (INS2i), les Universités de Grenoble (Grenoble INP, UJF, UPMF, Stendhal) et l'INRIA Rhône-Alpes. Il rassemble aujourd'hui prêt de 200 scientifiques de plusieurs disciplines issus de 15 laboratoires grenobloises.
Sa mission est d’impulser une dynamique de site autour des sciences cognitives, de favoriser les collaborations et de faciliter la progression des connaissances dans un domaine qui demeure complexe, fortement interdisciplinaire et aux enjeux sociétaux importants pour l’éducation, la santé, le handicap, les télécommunications…


Le Pôle Grenoble Cognition a notamment pour objectif de :
- Développer la visibilité des sciences cognitives au niveau local et national ;
- Fédérer les recherches sur la cognition effectuées par tous les acteurs du site grenoblois ;
- Renforcer les liens entre équipes, faire émerger de nouveaux thèmes collaboratifs et de nouveaux projets rassembleurs, attirer les meilleurs étudiants et chercheurs vers ce pôle de recherche de haut niveau.

 

Contexte historique

Les laboratoires grenoblois du secteur de la cognition ont développé depuis longtemps des réseaux de collaboration et des filières de formation (Masters, ED). Ces réseaux ont démarré dès le milieu des années 80 avec le « groupe de la Bastille » réunissant informaticiens et psychologues dans une réflexion sur la mémoire et le raisonnement et sur les notions de modèle et d’artefact. Le spectre s’est élargi rapidement aux neurosciences puis à la parole et aux sciences du langage, s’ouvrant ensuite sur les thématiques grenobloises « naturelles » : étude du fonctionnement du cerveau et du comportement humain, modélisation des mécanismes de perception, d’action, d’interaction, de communication, d’apprentissage, de raisonnement, étude du langage humain et de son fonctionnement cognitif, développement de systèmes de dialogue, de médiation, de réalités virtuelles, d’interfaces personne-système ou cerveau-machine, etc.
Le PRASC (Pôle Rhône-Alpes en Sciences Cognitives) a été créé conjointement à 6 autres réseaux régionaux, en 1990, et a impulsé la dynamique régionale tout au long de ces 20 dernières années, au gré des vents propices ou contraires portant les sciences cognitives sur le territoire français. Le DEA de Sciences Cognitives a été, en 1991, le 1er DEA créé en région sur ce thème. Ce DEA a fourni le creuset de la création en 2003 du Master ICA, maintenant IC2A : Ingénierie de la Cognition, de la Création et des Apprentissages, dont la spécialité « Sciences Cognitives » est la seule de toute l’offre grenobloise qui soit co-habilitée par les 4 établissements universitaires. Puis a été créée l’école doctorale EDIV (Ingénierie pour le Vivant), maintenant EDISCE (Ingénierie pour la Santé, la Cognition et l’Environnement).

Ce terreau de collaborations a permis de constituer un maillage solide de partenaires de nombreux laboratoires et équipes, qui se connaissent, qui se respectent malgré leur éloignement disciplinaire, et fournissent un réseau de compétences et de collaborations fortes au carrefour entre sciences et technologies de l’information et de la communication, ingénierie des systèmes et du vivant, sciences de la vie et de la santé, et sciences de l’homme et de la société. Ces laboratoires sont des UMR ou équipes d’accueil de Grenoble-INP, de l’UJF, de l’UPMF et de l’Université Stendhal, associées avec le CNRS et ses instituts (INST2i, INSHS, INSB), l’INSERM, l’INRIA ou le CEA, et adossées au CHU, aux partenaires éducatifs, hospitaliers, associatifs et industriels.